20 juillet 2026
Ça ne vous a pas échappé, les vacances d'été sont enfin là ! Peut-être même d’ailleurs que vous écoutez cet édito en plein soleil ou à l’ombre d’un parasol, sur la plage ou à la montagne, en congé chez vous ou à l’étranger, les doigts de pieds en éventail ou complètement à l’étroit dans vos chaussures de randonnée.
Les valises se remplissent, les autoroutes aussi, les boîtes mail affichent leurs habituels "Actuellement en congés sans accès à ma boite email, je prendrai connaissance de votre message à mon retour” et beaucoup de nos conversations se terminent par le même refrain : "Bonnes vacances !"
Alors puisqu'il s'agit de mon dernier édito avant la pause estivale, permettez-moi de vous souhaiter, à mon tour, un très bel été. Des vacances reposantes et ressourçantes, que vous partiez ou que vous restiez.
L'occasion de souffler, de ralentir un peu, de retrouver la famille et peut-être aussi, de se retrouver soi-même.
En pensant aux vacances, une expression populaire m’est revenue : “Vacances, j’oublie tout…” Expression aux origines pas aussi littéraires que ce que j’imaginais, puisqu’après quelques recherches, je suis finalement remonté à un tube des années 80 d’un goût douteux, tombé dans l’oubli à juste titre, même si son titre, lui, est resté : "Vacances... j'oublie tout..."
Cette expression dit bien ce qu’elle veut dire : oublions les problèmes qui nous plombent au quotidien, le poids de tout ce qu’on a dû supporter ces derniers mois et profitons des vacances avec joie et légèreté. Mais au fond, est-ce vraiment une bonne idée de tout oublier ?
Beaucoup profitent de l'été, il est vrai, pour enfouir leurs soucis comme une autruche mettrait sa tête dans le sable... sauf que, soit dit en passant, les autruches ne font jamais çà, c'est une pure légende. Malheureusement, nous, nous sommes souvent enclins à nous voiler la face et à croire qu’en changeant de décors et en occultant nos problèmes le temps d’un été, ils disparaîtront définitivement.
Mais fin août-début septembre, les mêmes tensions, les mêmes inquiétudes, les mêmes difficultés, les mêmes enquiquineurs aussi, disons-le, reviennent en trombe, bel et bien de retour après avoir pris quelques vacances ! Ce souci qui nous pourrit la vie l’avait promis, tel Schwarzie dans Terminator : “I’ll be back !”
Alors pour un été reposant et sain(t), voici la formule “vacances” pour laquelle j’ai opté, Bible à l’appui.

Les problèmes, la maladie, les soucis, je ne les oublierai pas mais je ne m’en inquièterai pas non plus. Au contraire, je me déchargerai de ce poids auprès de Dieu et lui ferai connaître mes besoins dans la prière, avec une attitude de reconnaissance, sachant qu’il prend soin de moi.
“Et déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous.” 1 Pierre 5/7

J'oublierai les offenses que j'ai subies, les paroles injustes ou les mensonges qu’on a pu raconter sur moi car “l'homme qui a de la sagesse est lent à la colère, et sa gloire, c’est d’oublier les offenses qu’on lui a faites.” (Proverbes 19.1)
En revanche, je n'oublierai ni les offenseurs, ni les injustes, ni les menteurs et autres enquiquineurs afin de prier pour eux. Oui, pas toujours facile mais Jésus nous invite à prier pour ceux qui nous maltraitent.
“Priez pour ceux qui vous maltraitent.” Luc 6/28

Ceux qui nous maltraitent, mais aussi ceux qui souffrent, vraiment. Je ne parle pas ici de nos petits bobos, et des contrariétés que notre égocentrisme naturel transforme parfois en drames nationaux, comme si nous étions les princes et les princesses d'un royaume où le moindre grain de sable mérite une cellule psychologique. Non, je pense à ceux qui traversent de véritables épreuves : les chrétiens persécutés à cause de leur foi en Inde ou au Nigeria par exemple, les victimes de catastrophes naturelles comme au Vénézuela, mais aussi toutes les personnes en situation de guerre, les malades dans les hôpitaux, ceux qui souffrent dans leur corps, ou dans leur santé mentale, les personnes âgées, les personnes - adultes ou enfants - victimes de violences, les laissés-pour-compte de notre société. Ceux-là, je ne les oublierai pas cet été.
“Dieu n'oubliera jamais le malheureux, l'espoir n'est jamais perdu pour les pauvres.” Psaumes 9/19

Sinon, j'oublierai aussi le rythme effréné de ces derniers mois. Mais je n'oublierai pas de préparer sereinement la rentrée car “les projets d’un homme diligent sont profitables”.

J'oublierai peut-être également mon réveil certains matins... mais je n'oublierai certainement pas mon église. Même en vacances, elle continue de se rassembler, d'annoncer l'Évangile et d'accompagner ceux qui en ont besoin. Alors même à distance, je continuerai de la soutenir par mes prières et aussi par mes offrandes.

J'oublierai mon bureau, mes dossiers ou mes réunions... mais je n'oublierai pas que, sur mon lieu de vacances, Dieu a peut-être déjà préparé une rencontre. Un voisin de camping, un serveur, un vacancier, un membre de ma famille... quelqu'un qui a simplement besoin d'entendre parler de Jésus.
Et puis surtout pendant cette période de vacances… je ne veux pas oublier celui qui n’en prend jamais. Comme le recommandait l'apôtre Paul à Timothée : "Souviens-toi de Jésus-Christ." (2 Timothée 2/8) Rappel important car dans les faits, nous avons plus tendance à oublier Dieu que notre crème solaire, la prière que nos lunettes de soleil et il semble toujours plus facile de déconnecter de la lecture de la Bible que de son téléphone.
Alors cet été, reposez-vous, profitez… mais n'oubliez pas celui qui veut vous accompagner aussi bien sur la route des vacances que sur celle de la vie. Allez, un dernier verset de la Bible, pour la route, sachant que toutes les références des passages qui ont été cités ou évoqués dans cet édito sont à retrouver sur notre site internet essentielradio.com, c’est un extrait du Psaume 103.
“Bénis l'Éternel, mon âme, et n'oublie aucun de ses bienfaits ! Psaume 103/2
Très bel été à chacun d'entre vous, bonne vacances de la part de toute la team essentiel et si Dieu le veut... on se retrouve à la rentrée, ça ne vous aura pas échappé, pour de nouveaux éditos !