09 février 2026
Une nouvelle semaine commence avec en ligne de mire pour beaucoup, les yeux rivés sur le calendrier, la date et le date du 14 février avec son florilège de cœurs entrelacés, de déclarations enflammés, de restaurant plus ou moins étoilés en fonction du budget, et autres bagues dorées, messages chocolatés et roses rouges en bouquet. Bref, ça ne vous a pas échappé, l’amour est à l’honneur, la Saint-Valentin bat son plein… Love is in the air !
Mais ne soyons pas non plus trop fleur bleue, car l’amour, entre nous, ne fait pas que des heureux. Loin d’être un ange, et trop occupé à compter son argent, le cupide Cupidon envoie ses flèches au p’tit bonheur la chance. C’est ainsi que parfois l’âme sœur espérée ne s’avère en réalité qu’un arnaqueur confirmé… que l’amour pur et vrai dont on rêvait se transforme en cauchemar éveillé. Pire encore lorsque les flèches empoisonnées du pseudo Dieu de l’amour précipitent les couples dans l’autodestruction et la violence, le coup de foudre se révélant alors fatal.
Reconnaissons-le, bien trop souvent, et bien trop vite, l’amour-bonheur vire à l’amour-rancoeur et, sans vouloir casser l’ambiance, ni être cynique, l’amour qu’on nous vend aujourd’hui à la Saint-Valentin, superficiel, léger, mercantile et à durée limitée, ça donne plutôt envie de rester… Sans Valentin !
Heureusement vous commencez à me connaître, je suis d’un naturel optimiste et je n’ai pas pour habitude de jeter le bébé avec l’eau du bain. Bien au contraire, je reste convaincu qu’il existe, l’amour vrai, pur, sincère et désintéressé. J’en ai encore trouvé des traces dans l’actualité toute récente.

En juillet dernier par exemple, lors des inondations meurtrières au Texas, lorsque Julian Ryan, 27 ans, tente de sauver sa famille alors que les eaux montent dangereusement dans leur maison. Il va briser une fenêtre pour faire sortir sa femme, ses enfants, ainsi que sa mère avant de succomber à ses blessures.

À nouveau l’été dernier, c’est Chase Childers, 38 ans, ancien joueur de baseball et policier, qui se jette à l’eau pour aider des nageurs pris dans un fort courant. Il va réussir à sauver cinq personnes mais submergé à son tour, il périt dans les eaux.

Stefan Ivanovic avait lui 31 ans. Il travaillait comme agent de sécurité au bar Le Constellation à Crans-Montana. Le 1er janvier dernier, vers 1h30, alors que l'incendie s’est déclenché et que les flammes gagnent en intensité, Stefan choisit de rester plutôt que de fuir. Il se jette dans le brasier pour tenter d'éteindre le feu et évacuer les personnes piégées. Par son courage, il a sauvé des vies mais son acte héroïque lui a coûté la sienne.

Enfin, issue plus heureuse il y a quelques jours pour les membres de cette famille australienne emportés au large sur leur planche de paddle à cause de vents violents. Pour sauver sa mère et ses petits frère et soeur, le jeune Austin, 13 ans seulement, va courageusement nager 4 km pour rejoindre la côte et alerter les secours.
Alors tous ces gestes, forcément, ils nous bouleversent parce qu’ils illustrent l’amour ultime, celui qui ne calcule pas, qui ne négocie pas, et qui se donne sans condition. Un amour qui accepte le sacrifice, pas par obligation mais parce que le cœur ne peut faire autrement.
Et pourtant, aussi immense soit-il, cet amour reste fragile et limité. Un père ou une mère peuvent aimer jusqu’à l’extrême, mais ils ne peuvent pas toujours sauver, guérir ou protéger. C’est précisément là que la foi chrétienne ouvre une autre perspective : celle d’un amour encore plus radical, encore plus total, l’amour parfait de Dieu.
Dans la Bible, Dieu se présente comme un père. Non pas un père lointain, indifférent ou défaillant, mais un Père aimant, attentif à nos besoins et plein de compassion alors même que nous le rejetons.
« Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle. » Sans aucun doute la plus belle des déclarations d’amour ! Mais avec Dieu, l’amour ne se déclare pas seulement, il se prouve. Un peu plus loin dans les évangiles, on peut lire qu’« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » Parole de Jésus, qui n’en est pas resté qu’au stade des paroles : à la croix, il a prouvé son amour en offrant sa vie pour sauver l’humanité. Comme un parent qui s’interpose instinctivement entre le danger et son enfant, Dieu, en Jésus, s’est placé entre l’humanité et ce qui la détruit, notre péché. Un amour qui se donne sans condition, jusqu’au bout.
Allez, c’est une semaine LOVE alors je termine avec cette autre magnifique déclaration qui fait écho aux gestes héroïques dont on citait quelques exemples tout à l’heure. Dans le livre d’Esaie, Dieu promet : « Si tu traverses les eaux, je serai avec toi, et les fleuves, ils ne te submergeront pas. Si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas, les flammes ne t'atteindront pas. Car moi, le Seigneur, je suis ton Dieu, moi, l'unique vrai Dieu, le Dieu d'Israël, je suis ton Sauveur. (...) Tu as du prix à mes yeux, tu comptes beaucoup pour moi et je t'aime. » (Ésaïe 42.2-4)
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